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Promenade à voix seule

La compagnie Errance est très heureuse d’inaugurer son 20e anniversaire en vous invitant au concert de Frédéric Martin à l’église de Cessoy-en-Montois, le 22 septembre prochain.

Des ateliers de danse et de chants seront ouverts dans l’après-midi à celles et ceux qui souhaiteront découvrir d’une autre manière l’expression des sentiments et des passions à travers la danse Renaissance et le chant traditionnel.

Rendez-vous donc le 22 septembre à l’église de Cessoy-en-Montois, à 20h30 – ou dès 16h, pour les ateliers.

*Entrée et participation libres


Si vous êtes venus voir l’un de nos concert « DIDO & AENEAS », vous connaissez déjà le talent de Frédéric. 

Au programme :

  • Pavane (Danse processionnelle, 16eme sièce)
    Pierre ATTAIGNANT
  • Mignonne allons voir si la rose (Ode à Cassandre 1553-Musique 1576)
    Pierre de RONSARD (texte)
    Jehan CHARDAVOINE (musique)
  • C’était un petit matelot (chant traditionnel)
    Anonyme
  • Fantaisie n°1 en Sib M (1735)
    Georg Philip TELEMANN (1681-1767)
  • Complainte de Notre Dame (Traditionnel bouguignon vers 1800)
    Anonyme
  • Fantaisie n°7 en Sib M (1735)
    Georg Philip TELEMANN (1681-1767)
  • La chanson de Malbrough (chant traditionnel)
    Anonyme
  • Fantaisie n°10 en Sib M (1735)
    Georg Philip TELEMANN (1681-1767)
  • Partita en ré (extraits)(Allemande, Courante,Sarabande,Gigue.1720)
    Johann Sebastian BACH (1685-1750)

Blanches

Ce texte met des mots simples et tendres sur la maladie d’Alzheimer.

Sur scène, un enfant, Ouais, et sa Grand-mère, Mémé Blanche.
Blanches plonge le public dans l’intimité des personnages et montre à tous l’importance des relations humaines, leurs fragilités, la communication entre les générations, le temps qui passe et l’impuissance ressentie devant la maladie.
La mise en scène permet une immersion dans l’univers des personnages, faisant émerger avec pudeur et émotion les liens affectifs entre un enfant et sa grand-mère, la complicité entre eux avant la maladie, puis cette perte de contact, progressive, et cette mort symbolique de leur complicité, qui ne supprime pourtant pas le lien.
L’espace d’un instant, Ouais et Mémé Blanche nous montrent cette fragilité, pleine de sourires, soutenue par deux enfants qui nous rappellent les chemins de notre mémoire, en accompagnant dans la joie et la construction positive la perte des repères à laquelle tant de femmes et d’hommes sont confrontés aujourd’hui..

Le processus

Depuis plusieurs années, la Compagnie Errance interroge le théâtre contemporain et notamment les auteurs jeunes publics, notamment à travers une pratique de laboratoire théâtrale, menés comme échange constructif entre amateurs et professionnels.
Un texte a interpellé plus particulièrement deux jeunes filles qui ont demandé à le jouer, après l’avoir travaillée lors de différents moments de recherche. Ces jeunes comédiennes disent les mots, qui résonnent avec les maux vécus. Du jeu naît le jeu, et aide à grandir, à poser les questions, à essayer d’y répondre, à apprendre en écoutant, en découvrant.
Ce travail a permis une réflexion sur la maladie d’Alzheimer et, par extension, sur les maladies qui affectent notre mémoire, sur leur évolution et sur notre attitude vis-à-vis des personnes atteintes. Pour cela, nous avons collaboré avec Isabelle Guichard qui accompagne professionnellement les personnes âgées, dans leur quotidien, avec leurs joies et leurs peines
Comédiennes : Romane Lopes et Anna Russo

Romane et Anna ont aimé Ouais et Mémé Blanche, à la première lecture, et elles ont demandé à jouer, à tour de rôle, l’un et l’autre personnages. Elles ont eu 11 ans avec le personnage de Ouais, et aujourd’hui elles continuent ce voyage qui leur fait découvrir aussi, à travers le jeu, toutes les étapes auxquelles sont confrontées les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer et leur entourage.

Mise en scène : Simona Morini, assistée par Maud Dhénin
Collaboration artistique et pédagogique : Manolita Pilorge, Isabelle Guichard
Costumes et décor : Anne Sophie Drouet

Le jeu naît d’indications données par le texte de la pièce, de propositions des acteurs, d’intuitions, d’observations, de questions posées au fur et à mesure de l’évolution du travail.

Les décors et costumes.

La simplicité d’une maison, avec son petit jardin, ses meubles, ses fenêtres, son espace extérieur, la route, la guinguette, le ciel même… peu de décors qui aident à suggérer les lieux, concrets et imaginaires, dans lesquels évoluent les personnages. La présence et l’utilisation d’objets de la vie quotidienne permettent de rendre tangibles les absences ou écarts de la grand-mère par rapport à la réalité. Les costumes suivent les indications données dans le texte et s’adaptent aux diverses situations.

L’histoire

Ouais, petite fille rêveuse et flegmatique passe le plus clair de son temps avec sa Mémé Blanche, son excentrique grand-mère. Ensemble, elles jouent au badminton avec un volant invisible, dansent à la guinguette du coin, se racontent des histoires sur les grandes femmes de l’Histoire…et puis, Pépé Lulu est mort il y a trois mois. Mémé Blanche a besoin de compagnie et elle commence sérieusement à dérailler. Ouais ne comprend pas. Ses parents disent que Mémé Blanche aurait une chose dans la tête, ce « truc avec un nom bizarre ». Mémé Blanche, elle prétend plutôt que c’est Léon Zitrone qui la lui a volée.
L’accompagnement
Je suis assistante de soin en gérontologie de métier spécialisée dans l’accompagnement des personnes âgées atteintes d’une pathologie dégénérative. Comédienne de la Compagnie Errance, j’ai pu accompagner le travail de création par des exemples de situations vécues en lien avec les scènes décrites dans « Blanches ». Il existe plusieurs associations provinoises (les 4A, le CLIC, l’ICL) qui œuvrent pour aider les familles concernées par ce problème. J’ai proposé à ma structure d’être partenaire de ce projet. « Blanches » est une pièce écrite pour les enfants, qui permet un échange entre professionnels, non professionnels, enfants et adultes.
Isabelle Guichard


Les mots du partenariat

Depuis dix ans, des liens personnels se sont tissés entre le SSIAD Admr de l’Auxence et la Compagnie Errance. En 2000 une représentation de la pièce « Seul » de B. Lindstrom, avait été organisée ensemble à la salle polyvalente de Donnemarie Dontilly. La création en juin 2012 du service ESA « équipe spécialisée Alzheimer » au SSID a permis d’orienter ces liens sur cette pathologie encore si peu connue mais si répandue ! Le théâtre pense et interpelle avec des mots. Le soignant panse et soigne des maux, deux attitudes et deux approches qui s’enrichissent mutuellement ! De plus, cette fois ci la compagnie Errance propose un travail avec deux jeunes actrices qui interprètent avec candeur et naïveté créatrice cette pièce de Melquiot. C’est au carrefour de nos deux univers, l’univers théâtrale de la Compagnie Errance, et l’univers du soin de l’équipe ESA du Ssiad de l’Auxence, que la proposition de cette pièce trouve tout son sens.
Nous désirons proposer des journées qui seront une belle occasion de rencontrer de jeunes artistes et des soignants motivés. Ensemble, sur la scène et dans la salle, quelques heures durant, il sera je l’espère possible d’apprivoiser cette maladie d’Alzheimer si déroutante et si difficile à comprendre.

Et si mettre en mots…apaisait les maux.


Didon & Enee de Purcell

Pour réserver vos places, le 13 avril 2019 à Provins, c’est ici

DIDO AND AENEAS – On The Road

Sur les traces d’Énée et d’Elissa/Didon, de Troie à Rome, de Tyr à Carthage, nous interrogeons l’histoire et les cultures, dans un métissage entre traditions populaires et écriture baroque.

Deux ensembles, un projet…

Le chœur provinois Errance, dirigé par Simona Morini, est un chœur atypique, fédéré autour d’un répertoire de musiques du monde (italiennes, slaves, méditerranéennes…). Il travaille sur un mode
de transmission orale et se caractérise par une responsabilisation de chacun et une habitude de mobilité permanente lors des concerts.
Il s’associe pour ce projet à l’équipe de recherche et d’interprétation Euridice 1600-2000 qui, depuis presque vingt ans, travaille sur les rapports entre oralité et musique écrite, et sur les stratégies
expressives que le musicien peut mettre en oeuvre pour rendre le discours dans sa plus grande puissance poétique.

Quelles musiques ?

L’idée d’un projet fédérateur mêlant musiciens professionnels et amateurs, aboutissant à une représentation scénique, a conduit au choix de l’opéra Didon et Énée de Purcell. C’est sans doute l’un des opéras les plus joués du répertoire.
Une oeuvre brève, sans grandes difficultés vocales. Un opéra de femmes, où les hommes sont confinés dans de petits rôles. Un opéra de chœurs idéal pour souder et mettre en valeur un ensemble vocal sur un projet gratifiant… La musique en est splendide du début à la fin.

Cependant, portés par un désir de développer une palette musicale aussi riche qu’éclectique, et de ne pas sacrifier l’expressivité à des frontières ou des chapelles, nous ne nous limiterons pas à l’épisode carthaginois mis en musique par Purcell : chaque étape du voyage fera s’élever une voix différente, et le répertoire traditionnel cher au chœur Errance fera chanter aussi les Pouilles, la Sicile, la Macédoine et le Liban…

Quelques choix musicaux…

Au sein même de la musique de Purcell, nous chercherons à recréer un double champ d’expression : la Cour avec ses passions sublimes, et le monde du mal avec sa noirceur grimaçante. La musique sert admirablement ces éléments expressifs. Loin des débats stylistiques sur des codes de performance soi-disant « baroques », nous avons opté pour une approche certes respectueuse de l’oeuvre, mais sans a priori ; il s’agit de chercher dans l’oeuvre elle même les clés de son interprétation.

L’ensemble instrumental baroque sera composé d’une riche basse continue, de flûtes à bec et de violons. Sept ou huit musiciens suf firont à donner une texture orchestrale là où l’écriture le demande. Un travail approfondi sur les textures d’accompagnement permettra de choisir les sonorités les plus propres à seconder le livret. Cette problématique est, depuis toujours, au centre du travail d’Euridice 1600-2000.
Des instruments modernes, ensemble de vents et accordéon, interviendront également, notamment pour rendre les sonorités plus grinçantes du monde des sorcières… Les instruments traditionnels, percussions et guitares, seront aussi à l’honneur dans les chants qui nous y inviteront.

Et la scène ?

Les éléments scéniques dépendront des ressources de chaque lieu de représentation. Une donnée, cependant, sera commune à toutes les versions : l’intervention de la danse.
L’opéra Didon et Énée, à l’époque de Purcell, était dansé. Il s’agit de donner ici toute sa place à ce moyen d’expression, grâce à l’intervention de danseurs contemporains qui pourront également faire travailler des mouvements simples aux autres interprètes, chanteurs ou jeunes danseurs venus rejoindre le projet.
Par ailleurs, des lanternes féeriques aideront à évoquer les lieux et les événements naturels du récit…

Le travail scénique s’enrichira de plusieurs sources littéraires : L’Énéïde, bien sûr, y aura toute sa place… Il se nourrira de la matière du rêve et des univers fantastiques déployés dans l’oeuvre. Il cherchera aussi cependant à mettre en avant le rôle des femmes dans l’épopée, et n’hésitera pas à exploiter l’histoire personnelle et les voyages accomplis par Didon avant d’arriver à Carthage – histoire souvent occultée par une perspective téléologique aboutissant à la fondation de Rome…

L’équipe

Le projet se veut fédérateur et riche d’une énergie commune entre artistes professionnels et artistes amateurs…

Direction artistique du projet : Compagnie Errance pôle Euridice
Direction de chœur : Simona Morini
Direction du travail de recherche : Joël Heuillon
Direction musicale : Adrien Alix
Encadrement vocal : Joël Heuillon, Alice Fagard
Chorégraphie : Frédéric Martin, Mariangela Siani
Direction de l’équipe costumes : Anne-Sophie Drouet, Frédérique Pétroffe

Distribution

Didon : Alice Fagard
Énée : Florian Villain
Belinda/Deuxième femme : Frédérique Pétroffe, Sarah Lefeuvre,  Guillemine Choucha Tayara, Sabrina Villain
Sorcières/Sorciers : Farida Khelladi, Christine Niçois Brunet, Romain Grosdemange, François Desdot
Marins : Romain Grosdemange, François Desdot
Esprit : Christine Lamaison

Ensemble instrumental

Violons : Camille Aubret, Frédéric Martin
Flûtes  : Sarah Lefeuvre, Christine Lamaison
Saxophones : Arielle Ramet, Simona Morini
Clarinettes : Emmanuelle Heuton, François Desdot, Manolita Pilorge
Guitare, Mandoline, bouzouki : Florian Villain, Romain Grosdemange
Violes : Adrien Alix, Simona Morini
Violone et Contrebasse : Adrien Alix