Biographies

Quelques biographies…

Simona Morini

Direction de choeur, Mise en scène, Comédienne, chanteuse, musicienne et metteur en scène, elle se forme au sein de différents ensembles et écoles (théâtre de rue, théâtre contemporain, théâtre danse, musique…) en Italie, en Pologne, en Russie et en France. Elle participe à des festivals et projets/résidences de théâtre et musique dans différents pays d’Europe occidentale et orientale. Son intérêt va notamment vers le chant traditionnel, italien d’abord, puis slave, intérêt qu’elle élargit à d’autres traditions d’Europe et d’ailleurs.

Entre 1983 et 1989, la rencontre et le travail ponctuel avec Ryszard Cieslak confirment une direction, une éthique et un sens à donner à l’engagement artistique. Ses études (anthropologie, musique, formation d’acteur, mise en scène), ses voyages et les projets menés en situations rurales et urbaines font émerger l’exigence du contact entre création artistique et résistance/existence au quotidien. C’est là que débute son engagement dans des projets de type « laboratoire » de théâtre, musique et danse, en direction de participants venant de tous horizons, enfants, jeunes et adultes, pour la réalisation de projets collectifs et interdisciplinaires : les textes, anciens et contemporains, y sont l’outil d’éclairage d’une réalité présente.
En 1998 elle crée, avec des compagnons de route, la Compagnie Artistique Errance/In Vivo, en Seine-et- Marne, dont elle assume la responsabilité artistique.

A ce jour, au sein de cette structure, elle dirige notamment le Chœur d’Errance, chœur polyphonique qui dédie son travail aux chants traditionnels profanes et sacrés, avec quelques incursions dans le répertoire contemporain, et elle coordonne l’ensemble du travail de recherche en théâtre, danse et musique. Depuis 2006, elle participe au projet de recherche du groupe Euridice 1600-2000 (EA 1572, Laboratoire de dramaturgie musicale, au sein de l’Université de paris 8), spécialisé dans les rapports entre musique et poésie, et qui mène une ré flexion sur l’aspect rhétorique du répertoire vocal du premier baroque, dirigé par Joël Heuillon.


Adrien Alix

Alors qu’il acheve ses etudes musicales au Conservatoire National Superieur de Musique de Paris, il joue en tant que contrebassiste avec diverses formations spécialisées dans l’interprétation historiquement informée, sous la direction de chefs d’orchestre renommes tels que Philippe Herreweghe ou Jos Van Immerseel.
Par ailleurs, apres une licence en lettres modernes à la Sorbonne et en sciences politiques, il se dirige vers la recherche en musicologie au sein du master de l’université Paris VIII – Saint-Denis. Ses recherches, dirigées par Joel Heuillon, portent sur la poetique et l’esthetique de la musique italienne du premier baroque, et plusieurs de ses contributions feront bientot l’objet de publications.

La pratique de la viole de gambe et du violone (viole de gambe contrebasse) lui permet d’aborder des repertoires plus anciens, avec les ensembles Euridice 1600- 2000 ou Umbra Lucis et Lesquercarde Consort en Italie, mais aussi dans les projets qu’il mene avec l’Atelier du Sensible dont il est membre fondateur.  Sa sensibilite envers la poesie et le pouvoir des mots l’amene au theatre musical sous toutes ses formes. Il explore la richesse de l’opera baroque avec l’orchestre Coin du Roi à Milan, et travaille comme arrangeur, editeur, choriste et musicien aux productions de Dido & Aeneas de Purcell et de l’Orfeo de Monteverdi avec Euridice 1600-2000 et la Compagnie Errance. Il se lance egalement dans la creation plus contemporaine en ecrivant et jouant de la musique de scene pour Blasted de Sarah Kane, et pour Les Presomptions de Guillaume Poix avec le collectif Le Printemps du
Machiniste.


Joël Heuillon

Docteur en Musicologie et Maître de Conférences au Département de Musique de l’Université de Paris 8, qu’il codirige, il a également une formation de chanteur (ténor). Depuis 1999, il dirige l’équipe de recherche « Euridice 1600-2000 », qui travaille à la restitution efficace aujourd’hui des œuvres vocales du premier baroque, avec comme spécificité de mettre en synergie le travail de ré flexion des chercheurs et le passage à la pratique avec une équipe d’artistes interprètes. Il publie de nombreux textes sur la musique du premier baroque et plus particulièrement sur Monteverdi. Il assure régulièrement la direction artistique de l’ensemble « Euridice 1600-2000 » pour des concerts, associés ou non à des opérations de recherche.
Dernières Publications : « Le parlar cantando », CNED, 2011 ; « Réponse faite à un curieux sur le sentiment de la musique d’Italie » ( http://www.musique.univparis8.fr/orphee/spip.php?article1169 ), ainsi que divers articles à paraître (actes de colloques).

Avec un collège de traducteurs il prépare une collection (on line) de textes « sources » concernant la naissance de l’opéra.

Concerts : une production des « Musiche sopra l’Euridice » (Rinuccini et Peri) en 2001 et 2004 ; « Arianna » (Monteverdi, Verdelot, Ortiz), novembre 2011 ; Concert « Ornatus », Janvier 2012 ; « Madrigaux d’hier et d’aujourd’hui » en Mars 2012 ; « Raconter en musique », à Pigna, Novembre 2015. En mars 2016, il a proposé un concert (« Déployer l’éloquence… ») réunissant des oeuvres baroques et deux créations de jeunes compositeurs.

Séminaires : « Les chemins de la voix », 2011 et 2012 ; L’interprétation 2013-15 ; « Barbara Strozzi » (2014) ; « Recitar cantando », 2015 ; « Déployer l’éloquence… » (2016).

Colloques : « Ornatus » (2012) ; « L’aria d’opéra » en 2014, et « Dire en musique… », à Corté, en Novembre 2015. Pour 2017 : dans le cadre du projet de recherche « Orphée(s) », il prépare un colloque (2017) qui sera suivi d’une production de « l’Orfeo » de Monteverdi.


Mariangela Siani

Elle est née au rythme de tarentelle dans la baie de Naples. A l’age de trois ans commence sa formation de danse classique et en suite reçoit une formation de contemporain. Son passage à l’ecole Folkwang Hochschule dirigée par Pina Bausch à Essen en Allemagne fut déterminant dans l’évolution de son travail. En 2009, elle obtient le Diplôme d’Etat de danse contemporaine délivre par le Centre National de la Danse de Pantin. Depuis 2010, elle enseigne au Conservatoire de Créteil dans le Val de Marne et dans differents conservatoires d’arrondissement de la Ville de Paris.

Hier danseuse dans diverses compagnies, Cie Blicke de Virginia Heinen, Cie Pepau de Pedro Pawel. Aujourd’hui elle est chorégraphe pour la compagnie Errance depuis 2006, et elle collabore avec différents chorégraphes, Jean Claude Gallotta, Ambra Senatore, sur des projets de sensibilisation à la danse dans les ecoles. Intéressée par le théâtre anthropologique depuis ses études universitaires, elle collabore avec des metteurs en scène de theatre. En 2007 elle commence un travail de recherche en collaboration avec Joel Heullion, musicologue à université Paris 8, entre la musique baroque, les musiques traditionnelles de la Mediterranee et la danse. Elle interprète et enseigne régulièrement en France les danses traditionnelles (tarantelle, tammurriate et pizziche).
Elle organise aussi chaque été une rencontre artistique en danse à l’Abbaye d’Auberive. En 2016 elle dédiera une création au jeune public dans une adaptation du conte de Andersen « La Princesse au Petit Pois ». Elle collabore actuellement avec le metteur en scene Pascal Antonini dans la creation d’un texte de Jose Pliya qui aura lieu à la Ferme de Bel Ebat de Guyancourt en mai 2016.


Alice Fagard

Elle se forme en chant des 2001 dans la classe de Daniel Delarue, au Conservatoire Regional d’Aubervilliers-La Courneuve. Apres des etudes de musicologie et de littérature allemande, elle se consacre au chant et poursuit sa formation au Pole d’Enseignement Superieur de la Musique du 93.
Ses preferences vont à l’univers du lied et de l’opera allemand, mais elle aime diversifier son repertoire et multiplier les rencontres artistiques. Elle interprete par exemple le Pierrot lunaire de Schonberg, La voix humaine de Poulenc, et Les sept peches capitaux de Kurt Weill. On l’entend regulierement dans le repertoire de messes et d’oratorio, ainsi que dans le repertoire baroque, notamment grace aux recherches menees par l’ensemble Euridice 1600-2000.

Son vif interet pour la musique contemporaine la mene à de nombreuses collaborations avec des compositeurs, ainsi qu’avec des ensembles specialises dans ce repertoire : elle a l’occasion de se produire pour « Presences 2014 » et de creer une oeuvre de Sirah Martinez au festival d’opera de Bregenz.
Cote opera, elle est la Troisieme Dame dans La Flute enchantee avec la Fabrique Opera Grenoble sous la direction de Patrick Souillot, Flora dans une Traviata de rue sous la baguette de Leonard Ganvert, et la grand-mere dans l’opera contemporain pour enfants Das neue Rotkappchen, à Berlin.
En 2017, outre Didon, elle aura la chance d’aborder les roles de Carmen, de Maman dans L’Enfant et les sortilèges, de la Messaggiera de l’Orfeo…
Elle a obtenu le prix Enesco au Concours international Georges Enesco en 2014, et le premier prix dame au concours international de chant lyrique de Vivonne en 2016.