Dido & Aeneas

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DIDO AND AENEAS – On The Road

Sur les traces d’Énée et d’Elissa/Didon, de Troie à Rome, de Tyr à Carthage, nous interrogeons l’histoire et les cultures, dans un métissage entre traditions populaires et écriture baroque.

Deux ensembles, un projet…

Le chœur provinois Errance, dirigé par Simona Morini, est un chœur atypique, fédéré autour d’un répertoire de musiques du monde (italiennes, slaves, méditerranéennes…). Il travaille sur un mode
de transmission orale et se caractérise par une responsabilisation de chacun et une habitude de mobilité permanente lors des concerts.
Il s’associe pour ce projet à l’équipe de recherche et d’interprétation Euridice 1600-2000 qui, depuis presque vingt ans, travaille sur les rapports entre oralité et musique écrite, et sur les stratégies
expressives que le musicien peut mettre en oeuvre pour rendre le discours dans sa plus grande puissance poétique.

Quelles musiques ?

L’idée d’un projet fédérateur mêlant musiciens professionnels et amateurs, aboutissant à une représentation scénique, a conduit au choix de l’opéra Didon et Énée de Purcell. C’est sans doute l’un des opéras les plus joués du répertoire.
Une oeuvre brève, sans grandes difficultés vocales. Un opéra de femmes, où les hommes sont confinés dans de petits rôles. Un opéra de chœurs idéal pour souder et mettre en valeur un ensemble vocal sur un projet gratifiant… La musique en est splendide du début à la fin.

Cependant, portés par un désir de développer une palette musicale aussi riche qu’éclectique, et de ne pas sacrifier l’expressivité à des frontières ou des chapelles, nous ne nous limiterons pas à l’épisode carthaginois mis en musique par Purcell : chaque étape du voyage fera s’élever une voix différente, et le répertoire traditionnel cher au chœur Errance fera chanter aussi les Pouilles, la Sicile, la Macédoine et le Liban…

Quelques choix musicaux…

Au sein même de la musique de Purcell, nous chercherons à recréer un double champ d’expression : la Cour avec ses passions sublimes, et le monde du mal avec sa noirceur grimaçante. La musique sert admirablement ces éléments expressifs. Loin des débats stylistiques sur des codes de performance soi-disant « baroques », nous avons opté pour une approche certes respectueuse de l’oeuvre, mais sans a priori ; il s’agit de chercher dans l’oeuvre elle même les clés de son interprétation.

L’ensemble instrumental baroque sera composé d’une riche basse continue, de flûtes à bec et de violons. Sept ou huit musiciens suf firont à donner une texture orchestrale là où l’écriture le demande. Un travail approfondi sur les textures d’accompagnement permettra de choisir les sonorités les plus propres à seconder le livret. Cette problématique est, depuis toujours, au centre du travail d’Euridice 1600-2000.
Des instruments modernes, ensemble de vents et accordéon, interviendront également, notamment pour rendre les sonorités plus grinçantes du monde des sorcières… Les instruments traditionnels, percussions et guitares, seront aussi à l’honneur dans les chants qui nous y inviteront.

Et la scène ?

Les éléments scéniques dépendront des ressources de chaque lieu de représentation. Une donnée, cependant, sera commune à toutes les versions : l’intervention de la danse.
L’opéra Didon et Énée, à l’époque de Purcell, était dansé. Il s’agit de donner ici toute sa place à ce moyen d’expression, grâce à l’intervention de danseurs contemporains qui pourront également faire travailler des mouvements simples aux autres interprètes, chanteurs ou jeunes danseurs venus rejoindre le projet.
Par ailleurs, des lanternes féeriques aideront à évoquer les lieux et les événements naturels du récit…

Le travail scénique s’enrichira de plusieurs sources littéraires : L’Énéïde, bien sûr, y aura toute sa place… Il se nourrira de la matière du rêve et des univers fantastiques déployés dans l’oeuvre. Il cherchera aussi cependant à mettre en avant le rôle des femmes dans l’épopée, et n’hésitera pas à exploiter l’histoire personnelle et les voyages accomplis par Didon avant d’arriver à Carthage – histoire souvent occultée par une perspective téléologique aboutissant à la fondation de Rome…

L’équipe

Le projet se veut fédérateur et riche d’une énergie commune entre artistes professionnels et artistes amateurs…

Direction artistique du projet : Compagnie Errance pôle Euridice
Direction de chœur : Simona Morini
Direction du travail de recherche : Joël Heuillon
Direction musicale : Adrien Alix
Encadrement vocal : Joël Heuillon, Alice Fagard
Chorégraphie : Frédéric Martin, Mariangela Siani
Direction de l’équipe costumes : Anne-Sophie Drouet, Frédérique Pétroffe

Distribution

Didon : Alice Fagard
Énée : Florian Villain
Belinda/Deuxième femme : Frédérique Pétroffe, Sarah Lefeuvre,  Guillemine Choucha Tayara, Sabrina Villain
Sorcières/Sorciers : Farida Khelladi, Christine Niçois Brunet, Romain Grosdemange, François Desdot
Marins : Romain Grosdemange, François Desdot
Esprit : Christine Lamaison

Ensemble instrumental

Violons : Camille Aubret, Frédéric Martin
Flûtes  : Sarah Lefeuvre, Christine Lamaison
Saxophones : Arielle Ramet, Simona Morini
Clarinettes : Emmanuelle Heuton, François Desdot, Manolita Pilorge
Guitare, Mandoline, bouzouki : Florian Villain, Romain Grosdemange
Violes : Adrien Alix, Simona Morini
Violone et Contrebasse : Adrien Alix