Promenade à trois voix : le projet

Ces promenades sont l’occasion partagée de la rencontre entre trois porteurs de voix, la voix de leurs instruments, des cordes frottées et pincées, des peaux tendues et frappées, des vents soufflés et chantés. La voix des mots et des émotions qu’ils véhiculent. Les voix qui, de la rhapsodie des cultures françaises et italiennes, s’unissent dans une polyphonie des traditions où se brode cette variation imaginaire autour d’une scène de promenades musicales qui auraient pu avoir lieu au tout début du XVIIe siècle.

Spectacle musical, chanté et dansé. Musiques baroque, traditionnelle et populaire, de France et d’Italie.

Instruments : violon baroque, lira da braccio, viole de gambe, flûtes, chitarra battente, guitare moderne, colascione, tambours à corniche.

Laissez-vous tenter par un petit extrait…

Les acteurs

Simona Morini

Comédienne, chanteuse, musicienne et metteur en scène, son intérêt se porte notamment sur les chants traditionnels, italiens d’abord,
 puis slaves, avant de s’ouvrir à d’autres cultures, celles françaises en particulier.


Entre 1983 et 1989, la rencontre et le travail avec Ryszard
 Cieslak confirment une direction, une éthique et un sens à donner à 
son engagement artistique. Après ses études (anthropologie, musique, 
formation d’acteur, mise en scène), ses voyages et ses projets menés
 en milieux tant urbains que ruraux, elle s’engage dans des projets de type « laboratoire » de théâtre, musique et danse, qu’elles ouvrent à des participants venant de tous horizons, enfants, jeunes et adultes, en vue de la réalisation de productions collectives et interdisciplinaires.

En 1994, elle participe à un premier enregistrement de chants russes traditionnels avec l’artiste, comédienne et chanteuse Olga Lapshina sous le titre « Raduyssia, chants de femmes de la vieille Russie » (ed. Souffle d’or).

En 1995, elle enregistre un second album intitulé « Zagraj Kapela » (ed. Buda Musique) et consacré à la musique traditionnelle d’Italie et d’Europe centrale.

En 1998 elle crée, avec des compagnons de route, la Compagnie Artistique Errance/In Vivo, en Seine-et- Marne, dont elle assume la responsabilité artistique. A ce jour, au sein de cette structure, elle coordonne l’ensemble du travail de recherche en théâtre, danse et musique. Elle dirige également le Chœur d’Errance, chœur polyphonique qui dédie son travail aux chants traditionnels profanes et sacrés, avec quelques incursions dans le répertoire contemporain.

Depuis 2006, elle participe au projet de recherche du groupe Euridice 1600-2000 (EA 1572, Laboratoire de dramaturgie musicale, au sein de l’Université de paris 8), spécialisé dans les rapports entre musique et poésie, et qui mène une réflexion sur l’aspect rhétorique du répertoire vocal du premier baroque, dirigé par Joël Heuillon.


Frédéric Martin

Flutiste puis violoniste tourné vers la recherche, il voue son temps et son énergie au bricolage et aux répertoires de la Renaissance et du Baroque.

Licencié en musicologie pour la tête et l’esprit, diplômé du Centre de musique ancienne de Genève pour le cœur et l’oreille, des fourmis dans les jambes n’ont cessé de l’attirer vers la danse et ses rapports avec la musique. Amoureux des histoires et des voix qui les portent, il aime se mettre au service des chanteurs en les accompagnant à la lira da braccio, l’instrument magique des humanistes du XVIe siècle. Par goût pour les aventures collectives, il a fondé l’ensemble de musique de chambre Variations et La Compagnie des Violons du Roy pour explorer les répertoires de la Renaissance au baroque, instrumentaux et vocaux, par le biais de la danse.

Il a joué le violon avec les Arts Florissants (dont il en fut, un temps, le premier), La Cie Maître Guillaume (idem, mais il n’y en avait qu’un), La Chapelle Royale, Hesperyon XX… Il est appelé depuis pour diriger (en tant que premier violon) ou former des orchestres en France et à l’étranger sur les répertoires français du Grand Siècle et plus généralement la musique à danser mais aussi la musique de chambre, d’opéra ou symphonique.

Il a créé en 2010 le spectacle Barroco Tango avec Carolina Udoviko, danseuse de tango, un autre couple de danseurs, un bandonéon et un violon puis, en 2011, le spectacle Saveurs baroques, une farce musico-culinaire avec un cuisinier, un violon et un clavecin dans un décor décalé.

Il a laissé sa trace sur près de cinquante disques comme soliste ou en orchestre.Il était l’invité des « Festes » de Thalie pour le stage et les concerts « Brillamment baroque » en 2016.


Florian Villain

Professeur de philosophie dans l’Académie de Créteil et chargé de cours au département de sociologie et anthropologie de l’Université de Caen, il pratique le chant (tenor) et quelques instruments, dont la chitarra battente, le colascione et les percussions (derbouka, tammorra et tamburello).

D’abord formé à la musique écrite par le pianiste Samir El Ghoul et, à la Schola Cantorum de Paris, par le compositeur Narcis Bónet, il complète ensuite sa formation auprès du musicologue et chanteur Joël Heuillon et de Gianluca Campanino, interprète, compositeur et spécialiste des instruments à plectre.

En 2013, sa rencontre avec Simona Morini le conforte dans l’orientation de ses travaux en sciences sociales à Caen (CERReV EA 3918) et à Bari (DISUM) autour des traditions du sud de l’Italie. À ses côtés, il approfondit le champ des pratiques musicales populaires et traditionnelles dont sont parties ses recherches qui ont fait l’objet de publications dans des revues scientifiques (Revue du MAUSS, Journal du MAUSS, Postfilosofie,…).

En 2014, il intègre le chœur de la Compagnie Errance.

Depuis 2017, il est invité à participer à différents projets de recherche du groupe Euridice 1600-2000 (EA 1572, Université de Paris 8) dirigé par Joël Heuillon.

Depuis 2018, il est président de la Compagnie Errance.