La compagnie Errance

Un arbre, un mât, une voile de bateau, une graine qui passe de mains en mains, au gré des migrations et des générations …

les élèves de l’internat d’excellence de Sourdun lors du projet  « Les Argonautes »

Ces motifs, qui peuplent l’imaginaire de la Compagnie Errance, suffisent où que l’on se trouve, à planter un décor de théâtre. 
Fondée en 1998, la compagnie a son port d’attache dans le Provinois. 
Elle est néanmoins, sur scène comme dans sa pratique artistique, l’histoire d’un perpétuel voyage.

C’est ce voyage qui, à la faveur de plusieurs escales, permet les rencontres et grossit l’équipage du navire.
Les spectacles de la compagnie mêlent théâtre, chant et danse, sans frontières stylistiques et avec pour seul critère l’émotion et la poésie. 

Ils sont toujours une rencontre imprévue entre des textes qui se nourrissent mutuellement (textes littéraires, chansons traditionnelles du monde entier, mythes, épopées, opéras ou pièces de théâtre) mais aussi entre ces textes et leurs interprètes qui, au cours du travail, tissent entre les lignes une écriture plus personnelle, récit de vie ou réflexion intime.

Ces spectacles sont, enfin, un espace où les pratiques professionnelles et amateures s’entrelacent de façon si intense que, une fois tout le monde réuni sur scène, la distinction semble bien vaine. 

Lorsque la Compagnie, consciente des bienfaits que peut apporter la pratique artistique, intervient auprès de publics particulièrement fragiles, c’est avant tout parce que chanter et jouer ensemble offre à chacun « cette simple conviction de faire partie d’une mélodie, d’avoir donc droit à une place particulière, d’avoir un devoir bien à soi au sein d’un ouvrage commun », pour reprendre les mots de Rilke dans ses Notes sur la mélodie des choses.

Que l’on frappe la terre de nos pieds nus ou que l’on fasse vibrer les planches d’un théâtre, que l’on joue, que l’on chante ou que l’on danse ensemble …

Errance est ce navire où des gens se rencontrent pour sentir ensemble, à travers la pulsation de leurs corps et les mélodies qu’ils partagent, la force du collectif et le pouls de la vie.